| EURICE: présentation du projet | ![]() |
Introduction
Les maladies fongiques sont la cause principale de perte de rendement pour le riz dans le monde. La pyriculariose et les maladies à sclérotes des chaumes causées par Magnaporthe grisea (forme asexuée Pyricularia oryzae) et Magnaporthe salvinii (forme asexuée Sclerotium oryzae) sont les maladies les plus répandues et les plus dommageables en Europe. L’amélioration de la résistance à ces maladies se heurte au problème de “faillite des résistances”. Celles-ci surviennent quelques années après la mise sur le marché de nouvelles variétés et sont causées par une adaptation des populations d’agents pathogènes. Créer des variétés avec une résistance à la pyriculariose et aux maladies à sclérote des chaumes qui soit efficace et durable est un objectif important qu’il semble difficile d’atteindre par les méthodes classiques d’amélioration variétale. Les caractéristiques du cycle infectieux des deux agents pathogènes étudiés étant différentes, l ’étude de la résistance vis-à-vis des ces deux agents pathogènes permettra d’étudier différents mécanismes de résistance. L’intégration de gènes de défense aux agents pathogènes par ingénierie génétique est une voix prometteuse pour créer des génotypes résistants aux maladies qui permettront de réduire la dissémination de fongicides chimique dans l’environnement.
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Objectifs généraux et programme |
Structure du projet et objectifs scientifiques
1. Vérifier la protection du riz contre les maladies fongiques causées par Magnaporthe en utilisant des gènes de défense fortement exprimés dans la plante par utilisation de promoteurs constitutifs chez les monocotylédones.
2. Vérifier les possibilités de modulation de l’expression de ces gènes pour réduire l’impact sur le métabolisme de la plante : identification de promoteurs inductibles adaptés.
3. Evaluer les possibilités de limitation des flux géniques par la dispersion du pollen en exprimant les gènes de défense dans les chloroplastes et comparaison avec les plantes transgéniques ayant une intégration nucléaire des gènes de défense.
4. Explorer les stratégies d’accumulation de gènes de défense ayant des modes d’action différents : transformation avec des combinaisons de gènes.
5. Développer des outils moléculaires, biochimiques et histologiques pour un suivi rapide et une évaluation de la résistance du riz aux agents pathogènes (bio-essais).
6. Evaluer le risque de flux génique au champ entre les riz transgéniques et les riz “sauvages” adventices.
7. Fournir des semences de base des meilleures lignées transgéniques obtenues et caractérisées pour une utilisation en amélioration variétale et une éventuelle commercialisation.
